mercredi 28 janvier 2009

Exposition "Vêtements de Hiroshima"

La ville de Vitry-sur-Seine organise du 5 au 28 février 2009 une exposition autour des travaux photographiques de l'artiste Michel Aguilera, Vêtements de Hiroshima :

Des vêtements pour seul souvenir, rien que des vêtements... Un éclair, un souffle, la désolation et la mémoire de ce jour. Puis, un autre éclair, pour faire ressurgir la mémoire, un éclair photographique.

Pour le 60e anniversaire des bombardements sur Hiroshima et Nagasaki, de jeunes Vitriots se sont rendus au Japon pour assister aux commémorations. Le photographe Michel Aguilera, qui y participait, a entrepris à son retour un travail artistique à partir de vêtements de personnes irradiées.

Ce travail témoigne avec force et sensibilité des conséquences de l’arme nucléaire qui représente toujours une menace pour l’humanité.
Le vernissage aura lieu le 5 février 2009 à 18h. L'artiste y dédicacera son ouvrage Vêtements de Hiroshima (éditions Les Points sur les i).

Horaires d'ouverture :
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 18h
le samedi de 8h30 à 12h.

Retrouvez ces informations sur le site de Vitry-sur-Seine

vendredi 16 janvier 2009

Gaza : Lettre de protestation de Maires pour la Paix (Mayors for Peace)

Mayors for Peace a publié aujourd'hui une lettre de protestation concernant la situation à Gaza. Nous vous proposons ici une traduction du texte original.

Les villes ne sont pas des cibles ! Les zones peuplées ne sont pas des cibles !
La haine ou la peur des terroristes, les gouvernements injustes or les guerriers de toutes sortes ne justifient pas le massacre de civils innocents.
En août 2006, Mayors for Peace (Maires pour la Paix) a condamné aussi bien les lancements aveugles de rockets sur des zones peuplées d’Israël effectués par le Hezbollah que les bombardements disproportionnés des forces armées israéliennes sur les zones habitées du Liban.
Aujourd’hui, avec le Hamas tirant seulement un dixième du nombre de rockets envoyé par le Hezbollah et avec Israël rassemblant une force de frappe comparable à celle déployée au Liban sur une surface dix fois plus petite, la Bande de Gaza, les critiques impartiales ne sont plus appropriées.
Nous maintenons notre condamnation des tirs de rockets à l’aveugle. Nous appelons le Hamas à cesser immédiatement toute attaque violente. Cependant, condamner simplement l’utilisation disproportionnée des bombardements est, dans ces circonstances, tout à fait inapproprié. Nous sommes consternés par le manqué d’humanité du gouvernement israélien et demandons une intervention internationale immédiate.
Nous demandons l’arrêt immédiat des bombardements sur et depuis la Bande de Gaza ; une garantie d’accès immédiat pour l’aide humanitaire afin d’assister la population civile palestinienne ; un cessez-le-feu surveillé par la communauté internationale et que des négociations impliquant tous les partis commencent aussitôt le cessez-le-feu entré en vigueur, conformément à la résolution 1860 du conseil de sécurité de l’ONU. Nous sommes convaincus que la recherche d’une solution politique à travers le dialogue et le respect des droits humains sont les moyens les plus efficaces pour arriver à la paix.

16 janvier 2009

Conférence des Maires pour la Paix
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Historique

Mayors for Peace (Maires pour la Paix) a condamné les bombardements des populations civiles lors du conflit Israélo-libanais de 2006.

- Les attaques de rockets sur les villes et villages israéliens représentaient une utilisation illégale et sans discernement de la force ;
- Les raids aériens israéliens sur le Liban représentaient une utilisation illégale et disproportionnée de la force ; tels que mis en évidence par le ratio de victimes d’un pour dix.

La conférence exécutive de Mayors for Peace (Maires pour la paix), s’exprimant au nom de son réseau de plus de 2500 villes réparties dans 133 pays et régions du monde, a appelé à ce que cessent immédiatement les bombardements des populations civiles dans la zone et à ce que des négociations commencent.
En ce qui concerne la Bande de Gaza, le fait que le Hamas ait été capable durant le cessez-le-feu des six derniers mois de mettre fin aux lancements de rockets sur Israël implique qu’il peut et qu’il doit être tenu pour responsable des récentes attaques de rockets dans le sud d’Israël. (Par ailleurs, le Hamas ne nie pas son implication, certains de ses dirigeants s’en vantent même.)
Ces rockets sont hautement inadaptées, elles ne peuvent être utilisées d’une façon qui permette une visée précise d’objectifs militaires. Il n’est donc pas surprenant que la plupart des victimes soit des civils vivant dans des zones habitués.

Ceci étant dit, le nombre des civils tués dans le sud de l’Israël – six personnes au moment où nous écrivons – est écrasé par le massacre des habitants de Gaza – plus de 500 au moment où nous écrivons.

Les attaques israéliennes, commencées le 27 décembre et se poursuivant jour après jour sont si massive qu’elles tuent inévitablement des civils en grand nombre. Il est aussi hautement discutable de savoir si les forces de police locales doivent ou non être considérées comme des combattants. S’ils sont considérés comme non-combattants, alors la majeure partie des pertes sont des civils. De plus, contrairement au Liban où des millions de personnes devinrent des réfugiés, il n’y a nulle part où fuir pour les résidents de Gaza, ils sont pris au piège.

L’intensité des raids israéliens a été attribuée à un désir de ne pas répéter l’«erreur» de l’attaque sur le Liban en août 2006. L’International Herald Tribune cite Mark Heller, chercheur à l’Institut des études sur la sécurité de l’Université de Tel-Aviv : «Cette opération est une tentative de réinstaurer le sentiment que si vous provoquez ou que vous attaquez, vous allez payer un prix disproportionné».

L’utilisation disproportionnée de la force initiale était illégale ; la renforcer la rend seulement encore plus visiblement illégale. Où cela va-t-il s’arrêter ? Quand deviendra-t-il clair que, à moins d’un génocide total, cela n’apportera pas la sécurité ni à Israël ni à qui que ce soit d’autre ?

jeudi 8 janvier 2009

Rassemblement pour la Paix à Aubagne

Le mercredi 7 Janvier 2009 à 18h, en présence de Daniel Fontaine, maire d'Aubagne et président de l'AFCDRP, entre 80 et 100 pacifistes Aubagnais(es) se sont réuni(e)s sur le cours Foch malgré la température négative -2°C et 20 cm de neige pour dire que la violence est toujours une impasse et exiger :
  • Un cessez le feu immédiat et un retrait des troupes israéliennes de Gaza
  • La protection des populations civiles
  • Le respect des résolutions de l’ONU
  • La levée du blocus économique de Gaza
  • Une intervention de l’Union européenne exigeant l’application du droit international

A l’appel des sections locales des organisations, partis et syndicats suivants : Ligue des droits de l’Homme, CFDT, ATTAC, Appel des Cent, Mouvement de la paix, Ballon Rouge, Parti communiste français, Parti radical de gauche, Parti socialiste, les Verts, CGT, UNSA, retraités CGT, Nouveau parti anticapitaliste, Association médicale franco-palestinienne, FSU, Collectif unitaire antilibéral, Amnesty international, Mouvement républicain et citoyen, Arcadie ainsi que d'autres associations qui sont venues rejoindre cet appel.

lundi 5 janvier 2009

Communiqué de presse

Gaza

L’offensive militaire menée par l’État d’Israël à Gaza a déjà fait des centaines de morts, dont une très grande proportion de civils sans aucun lien avec les activistes du Hamas, responsables revendiqués des tirs de roquettes et de mortier contre des villes israéliennes.

Depuis des décennies, le monde entier vit dans l’espoir d’une paix durable dans cette région, une paix qui verrait la coexistence de deux états libres, respectés dans leurs frontières, leur légitimité et leur originalité. Ce nouvel épisode meurtrier ne va pas dans ce sens.

Rien ne permet d’envisager qu’une telle attaque, si destructrice, puisse être le prélude à une phase de rapprochement, de compréhension et de respect mutuels. Ce sont pourtant, à notre sens, les seuls préalables possibles à une paix véritable, parce que ce sont ces mêmes principes qui ont par exemple amené la France à se rapprocher d’ennemis hier encore irréductibles et éternels.

La centaine de villes françaises membres de l’AFCDRP milite pour la promotion de la Culture de la Paix, telle que définie par l’ONU (res. 52/243). Il va de soi que nous joignons nos voix à toutes celles qui exigent, à travers le monde, un cessez-le-feu immédiat et bilatéral, un cessez-le-feu capable de rendre aux rues de Gaza City ou de Hashdod la tranquillité qui devrait être celle de toutes les villes du monde.

Pour autant, il existe une telle disproportion entre les attaques du Hamas et l’offensive de l’armée israélienne, que c’est en premier lieu vers l’État d’Israël que s’adresse notre demande d’un cessez-le-feu. Parce que nous croyons que rien n’est durable qui s’acquière ou se maintienne par l’usage de la force, ou le maintien d’un blocus inadmissible.

Nous sommes entrés dans les dernières années de la Décennie internationale de la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010). Pour que les enfants du monde puissent commencer à faire leurs ces mots, pour demain, nous croyons qu’il est urgent de leur donner un sens, aujourd’hui.

Daniel FONTAINE, président
Michel CIBOT, délégué général

Document téléchargeable sur le site de l'AFCDRP