lundi 5 janvier 2009

Communiqué de presse

Gaza

L’offensive militaire menée par l’État d’Israël à Gaza a déjà fait des centaines de morts, dont une très grande proportion de civils sans aucun lien avec les activistes du Hamas, responsables revendiqués des tirs de roquettes et de mortier contre des villes israéliennes.

Depuis des décennies, le monde entier vit dans l’espoir d’une paix durable dans cette région, une paix qui verrait la coexistence de deux états libres, respectés dans leurs frontières, leur légitimité et leur originalité. Ce nouvel épisode meurtrier ne va pas dans ce sens.

Rien ne permet d’envisager qu’une telle attaque, si destructrice, puisse être le prélude à une phase de rapprochement, de compréhension et de respect mutuels. Ce sont pourtant, à notre sens, les seuls préalables possibles à une paix véritable, parce que ce sont ces mêmes principes qui ont par exemple amené la France à se rapprocher d’ennemis hier encore irréductibles et éternels.

La centaine de villes françaises membres de l’AFCDRP milite pour la promotion de la Culture de la Paix, telle que définie par l’ONU (res. 52/243). Il va de soi que nous joignons nos voix à toutes celles qui exigent, à travers le monde, un cessez-le-feu immédiat et bilatéral, un cessez-le-feu capable de rendre aux rues de Gaza City ou de Hashdod la tranquillité qui devrait être celle de toutes les villes du monde.

Pour autant, il existe une telle disproportion entre les attaques du Hamas et l’offensive de l’armée israélienne, que c’est en premier lieu vers l’État d’Israël que s’adresse notre demande d’un cessez-le-feu. Parce que nous croyons que rien n’est durable qui s’acquière ou se maintienne par l’usage de la force, ou le maintien d’un blocus inadmissible.

Nous sommes entrés dans les dernières années de la Décennie internationale de la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010). Pour que les enfants du monde puissent commencer à faire leurs ces mots, pour demain, nous croyons qu’il est urgent de leur donner un sens, aujourd’hui.

Daniel FONTAINE, président
Michel CIBOT, délégué général

Document téléchargeable sur le site de l'AFCDRP