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jeudi 14 novembre 2013

8ème Conférence générale : intervention de Malakoff

Intervention de Michel CIBOT, représentant la ville de Malakoff à l'occasion de la 8ème Conférence générale de Maires pour la Paix, le 4 août 2013 à Hiroshima (Japon).

Le bureau mondial de Mayors for Peace (Maires pour la Paix) m’a demandé de présenter l’organisation et le mode de fonctionnement de l’AFCDRP - Maires pour la Paix France, sa branche française. Vous verrez que la ville de Malakoff, membre du Conseil exécutif de Maires pour la Paix, et l’AFCDRP - Maires pour la Paix France sont étroitement liées. Elles ont deux objectifs communs, qu’elles partagent avec tous les autres membres du réseau :
1. Contribuer à l’émergence d’une Culture de la paix
2. Œuvrer au désarmement nucléaire.

Je fais cette présentation à deux titres :
  • Comme représentant de la ville de Malakoff, au nom de son maire, en vertu d’un mandat unanime du Conseil municipal.
  • Comme initiateur et Délégué général de l’AFCDRP - Maires pour la Paix France.
Pour expliquer l’AFCDRP, je vais d’abord dire quelques mots du contexte dans lequel nous l’avons créée. Ensuite, je donnerai quelques explications sur le fonctionnement de notre structure et sur les difficultés rencontrées.

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que tous les pays sont différents, chacun a ses particularités. La diversité culturelle est une réalité. Cela signifie que l’expérience des uns n’est pas mécaniquement transposable chez les autres. Quelques principes sont cependant universels et partageables comme l’aspiration des hommes à la paix, et de toute façon l’expérience des autres est toujours utile aux esprits curieux.

mardi 27 août 2013

Maires pour la Paix : Plan d’action 2013‐2017

Traduction française : AFCDRP/Maires pour la Paix France.

I. Préambule
Maires pour la Paix a concentré ses efforts sur l’expansion de son nombre d’adhérents afin de développer la Vision 2020 (Campagne d’urgence pour interdire les armes nucléaires), un ensemble de directives pour parvenir à l’abolition des armes nucléaires d’ici 2020, en coopération avec de plus en plus de villes et de citoyens dans le monde. À l’heure actuelle, 5 712 collectivités de 157 pays ont rejoint Maires pour la Paix, représentant un septième de la population mondiale, soit un milliard de personnes.

Alors que les soutiens à l’abolition des armes nucléaires se font plus nombreux, nous observons un mouvement qui s’accélère pour souligner l’inhumanité de ces armes et les rendre illégales, ce qui est précisément dans l’esprit de notre Vision 2020 dans trois domaines clés.
  • Prise de conscience généralisée de l’impératif pressant d’abolir les armes nucléaires
La Conférence internationale sur l’impact humanitaire des armes nucléaires qui s’est déroulée à Oslo les 4 et 5 mars, à laquelle ont participé 127 pays, a pris en compte à la fois l’impact direct d’une explosion nucléaire sur l’humanité et l’impact indirect, catastrophique, sur le climat mondial.
  • Efforts de bonne foi pour commencer des négociations visant à parvenir à un monde sans armes nucléaires

lundi 5 novembre 2012

Châlette-sur-Loing : retour sur 3 ans de travail pour une culture de la paix

La ville de Châlette-sur-Loing pratique la culture de la paix au quotidien. Elle nous présente ici quelques temps forts qui ont rythmé son action pour une culture de la paix depuis 2009.

2012

Présentation du nouveau panneau de la ville lors de la fête de Châlette qui a pris comme thème : Amitiés entre les peuples. Présence des délégations turques, palestiniennes et cubaines.

Le jour du 21 septembre :
1. Concert par le groupe Senstress d’Al Kalamandjati, musiciens palestiniens.
2. Exposition « Algérie de la colonisation à l’indépendance ».
3. Collecte de grues afin d’atteindre le nombre de 1000 et ensuite les envoyer à Hiroshima.

2011

Participation au comice agricole avec confection du char sur le thème de la Paix. Tout l’été, les centres de loisirs, les comités de quartier et les associations des personnes âgées et retraités ont confectionné le char et plier 2500 grues en origami qui ont été distribuées au public le jour du défilé du Comice.

Le jour du 21 septembre :
1. Exposition du char du comice au Hangar.
2. à 14h, projection, en direction des enfants des CLSH, du film « L’oiseau Bonheur » au Hangar, centre culturel, suivi d’un atelier d’origami sur le pliage de la grue organisé par le Comité de Quartier du Bourg
3. à 20h : en direction du public, Projection du Film « L’oiseau Bonheur » au Hangar, suivi d’un atelier d’origami sur le pliage de la grue organisé par le Comité de Quartier du Bourg
4. Exposition au Hangar sur l’œuvre de Jean FERRAT en musique, chanteur, humaniste et homme de Paix puis transfert de l’exposition pour une semaine dans le Hall de la Maison des Associations avec l’exposition sur la Culture de Paix réalisé par le service communication.

2010

1. Du 29 avril au 9 mai 2010, dans le cadre de la campagne internationale « Nos villes ne sont pas des cibles ! » Exposition : « Vêtements d’Hiroshima », Photographies de Michel Aguilera
2. Projection du film « Gerboise bleue » avec AVEN, Association des Victimes des essais Nucléaires
3. Conférence en présence du maire de Châlette et du Mouvement de la Paix au retour de leur délégation à New York

Le jour du 21 septembre :
1. Concert avec le groupe « Irish » sur le parvis de la mairie.
2. Parvis de l’Hôtel de ville baptisé : Parvis de la Paix.

En juillet 2010, le Tour de France est passé à Châlette et nous avons fleuri un carrefour qui a été filmé depuis un hélicoptère et donc vu par des millions de téléspectateurs !!

2009 

Mise en place au niveau de la ville du Pôle « Culture de paix »

21 septembre 2009 :
1. information sur le journal communal de Châlette (Châlette Place Commune) sur la notion de la Culture de Paix
2. installation dans le hall de l’hôtel de ville d’une exposition sur la thématique de culture de paix : « une culture de convivialité et du partage fondée sur les principes de liberté, de justice, de démocratie, de tolérance et de solidarité
3. à 18h : animation musicale avec le groupe TRABENDO musique berbère, sénégalaise, espagnole, turque, etc.
4. disposition sur les fenêtres de l’hôtel de ville et dans la ville les drapeaux de la paix.

mercredi 5 mai 2010

Discours de Daniel Fontaine à la Conférence de Mayors for Peace, ONU (New York)

Texte intégral de l'intervention de Daniel Fontaine, Maire d'Aubagne et Président de l'AFCDRP, lors de la Conférence organisée par Mayors for Peace au siège des Nations Unies à New York, le 4 mai 2010.

L’humanité va entrer dans la 4ème décennie pour le désarmement. Quarante ans, c’est très bref pour rompre avec des millénaires de culture guerrière. Quarante ans, c’est aussi très long dans une époque qui voit se succéder, à rythme soutenu, les bouleversements de tous ordres.

La culture guerrière est intimement liée à l’ignorance, c’est une conviction profonde. Elle est aussi grandement liée au refus de partager les richesses de notre planète de manière équitable. Gandhi disait à ce sujet : « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité ». Qu’on l’accepte ou pas, c’est par le conflit que l’on traite le plus souvent ce paradoxe fondamental.

Or, l’une des exigences premières des citoyens en direction de leurs maires, c’est justement d’apaiser ou de prévenir les conflits. S’ils peuvent jouer un rôle au niveau des enjeux internationaux, qui auront forcément des conséquences dans les villes qu’ils gèrent, c’est de leur devoir d’agir.

Qu’entendent les maires à l’écoute des citoyens? Principalement les difficultés du quotidien, les problèmes pour se loger, pour travailler, pour vivre ensemble. Je crois pouvoir affirmer que c’est le cas partout dans le monde, comme c’est le cas en France : les problèmes sociaux et économiques sont au premier rang des inquiétudes.

Mais ces citoyens-là ont également une connaissance très précise des enjeux majeurs pour les décennies à venir. Ils ont une opinion à donner, y compris sur des sujets sur lesquels on ne les a jamais consultés. La démocratie, nos démocraties doivent encore évoluer.

mardi 27 avril 2010

Conférence d'examen du TNP 2010 : J -2

Dans 2 jours, une délégation d'une vingtaine d'élus locaux, représentant les villes membres de l'AFCDRP/Maires pour la Paix France, s'envolera pour New York où elle participera aux travaux de la Conférence d'examen du Traité de non-prolifération, au siège de l'ONU à New York, du 3 au 7 mai, précédée de trois jours d'action des ONG les 30 avril, 1er et 2 mai. 
En compagnie de plus de 250 citoyens rassemblés par le Mouvement de la Paix et de 240 élus du monde entier membres eux aussi de notre réseau international Mayors for Peace, nous porterons les valeurs de la culture de la paix qui animent notre réseau et défendrons notre objectif commun de parvenir à un monde sans armes nucléaires.

Vous pourrez suivre les activités de la délégation en temps réel sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter :
* Twitter : http://twitter.com/afcdrp
* Facebook : http://facebook.com/afcdrp

Des comptes-rendus quotidiens, des vidéos et des photos seront également mis en ligne ici même.

vendredi 26 mars 2010

Message de Tadatoshi Akiba, Maire d'Hiroshima et Président du réseau Maires pour la Paix (Mayors for Peace)

Message de Tadatoshi Akiba, Maire d'Hiroshima et Président du réseau Maires pour la Paix (Mayors for Peace) à l'occasion de l'Assemblée générale de l'AFCDRP 2010.

C’est pour moi un honneur que de pouvoir transmettre ce message aux participants à l’Assemblée générale de l’AFCDRP (Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix), réunis aujourd’hui à Dijon.

Au cours des soixante-cinq années qui ont suivi le bombardement atomique d’Hiroshima, la ville n’a cessé d’appeler à l’abolition des armes nucléaires et à l’avènement d’une paix mondiale durable. Aujourd’hui, nos efforts s’inscrivent dans une dynamique progressant dans le monde entier.

En avril dernier, le Président américain B. Obama prononçait un discours à Prague dans lequel il appelait à « un monde sans armes nucléaires ». En septembre, le Conseil de sécurité de l’ONU adoptait une résolution appelant à l’abolition des armes nucléaires. Nous avons pu observer des progrès de la part des États-Unis et de la Russie dans les négociations portant sur le traité de remplacement au Traité START. Ces évènements montrent que l’élimination des armes nucléaires a été mise en mouvement. Nous sommes particulièrement encouragés par les actions de ces leaders mais nous devons maintenant nous concentrer sérieusement sur la réussite de cette tâche.

Hiroshima travaille avec les 3680 collectivités membres de Mayors for Peace, leurs citoyens et de nombreuses ONG à travers le monde pour promouvoir énergiquement notre campagne Vision 2020 qui vise à obtenir l’abolition des armes nucléaires en 2020. Nous sommes déterminés à atteindre ce but avec autant d’Hibakusha vivant que possible. Un monde sans armes nucléaires est bien la moindre des choses que nous devons à nos futures générations. Je pense que l’AFCDRP a un rôle crucial à jouer dans cette lutte et je compte sur votre soutien.

Au mois de mai, une Conférence d’examen du Traité de non-prolifération se déroulera à New York. Je suis heureux de savoir que certains parmi vous vont faire le déplacement jusqu’à New York pour rejoindre notre délégation d’élus locaux et travailler à faire adopter, lors de la Conférence, le Protocole Hiroshima-Nagasaki qui propose des étapes concrètes pour parvenir à l’abolition des armes nucléaires d’ici 2020. Le passage le plus important du Protocole est le lancement de négociations multilatérales. À cette fin, nous appelons toutes les villes, citoyens et ONG du monde à nous soutenir et à coopérer avec nous.

jeudi 12 novembre 2009

Les villes de Pont-Sainte-Maxence, Cordes-sur-Ciel, Boissy-Saint-Léger, Fontenay-sous-Bois et Fontaine rejoignent le réseau des villes de paix

Nous souhaitons la bienvenue aux villes de Pont-Sainte-Maxence, Cordes-sur-Ciel, Boissy-Saint-Léger, Fontenay-sous-Bois et Fontaine qui ont rejoint l'AFCDRP et le réseau des Maires pour la Paix au cours des dernières semaines.

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Nous vous rappelons que la pétition "Nos villes ne sont pas des cibles", nouvelle étape de la campagne "Vision 2020 - Pour un monde sans armes nucléaires en 2020" qui permet aux élus et aux citoyens d'exprimer leur soutien au Protocole Hiroshima-Nagasaki est disponible en ligne en suivant le bouton ci-contre : petition

lundi 28 septembre 2009

Nos villes ne sont pas des cibles - Elimination des armes nucléaires

Relais français du projet "Cities Are Not Targets (CANT)" qui s'inscrit dans le cadre de la campagne Vision 2020 menée par Maires pour la Paix (Mayors for Peace) et l'AFCDRP, la pétition "Nos villes ne sont pas des cibles" représente un élément clef pour faire savoir à tous les gouvernements que leurs citoyens se mobilisent contre les armes nucléaires qui sont des instruments de destruction illégaux (comme l'a rappelé la Cour internationale de justice) et immoraux conçus pour anéantir des villes entières.

En savoir plus : article dédié à la pétition sur le site de l'AFCDRP

petition


jeudi 17 septembre 2009

Maires pour la Paix (Mayors for Peace) - Appel de Nagasaki

Déclaration finale adoptée par la 7ème Conférence générale des Maires pour la Paix (Mayors for Peace), 10 août 2009, Nagasaki, Japon.


Nous, délégués de 134 villes et 26 organisations de 33 pays, rassemblés à l’occasion de la 7ème Conférence de Mayors for Peace à Nagasaki autour du thème principal : « L’élimination[1] des armes nucléaires est entre nos mains ! Faisons adopter le protocole Hiroshima Nagasaki en 2010 ».

Depuis 2003, Mayors for Peace agit pour que, d’ici 2020, le monde soit libéré de la menace nucléaire. Forts de la proclamation par l’ONU d’une quatrième Décennie internationale pour le désarmement, nous appelons les dirigeants et les citoyens de chaque pays à promouvoir la connaissance de cette Décennie (2010-2020) et à susciter une volonté populaire sans précédent pour l’élimination des armes nucléaires.

Le chemin le plus sûr vers un monde sans armes nucléaires est défini par le protocole Hiroshima-Nagasaki que nous devons soutenir sans ambiguïté. Nous sollicitons les États parties au Traité sur la Non-prolifération des armes nucléaires (TNP) pour qu’ils adoptent ce Protocole et le mettent en œuvre fidèlement pendant la Décennie pour le Désarmement. En tant qu’unique nation ayant subi des bombardements nucléaires, il est souhaitable de voir le Japon prendre la tête du mouvement mondial vers un monde sans armes nucléaires.

Que ce soit à travers la Conférence de révision du TNP, la Conférence sur le Désarmement ou l’Assemblée générale des Nations Unies, la communauté internationale doit engager dès 2010 des négociations énergiques pour un monde libéré des armes nucléaires. Nous travaillerons étroitement avec tous les individus, groupes et nations de bonne volonté afin de nous assurer que cette étape cruciale soit franchie. Nous accueillons très favorablement le plan en cinq points du Secrétaire général de l’ONU, notamment la place prédominante accordée au lancement de négociations concernant une convention sur les armes nucléaires. Nous demandons à chaque maire de bien souligner que, à son initiative, la journée internationale de la Paix, le 21 septembre 2009, est dédiée cette année au thème : « ADM [2] - Nous devons désarmer ! »

En tant qu’élus affrontant déjà les conséquences de la globalisation et de la récession mondiale sur nos citoyens, nous partageons l’avis du président américain Barack Obama lorsqu’il déclare à Prague le 5 avril 2009 que « quel que soit le lieu (où une attaque nucléaire pourrait se produire), les conséquences sur notre sécurité, notre société, notre économie et, en définitive, notre survie seraient sans fin au niveau mondial ». Face à cette terrible menace, le Président Obama a demandé à ce que nous « nous dressions ensemble au 21ème siècle pour vivre libres de toute peur ». Notre réponse est « Oui, ensemble nous pouvons abolir les armes nucléaires ». Des villes membres, conduites par Hiroshima et Nagasaki, adoptent d’ores et déjà le terme « Obamajorité » pour se référer à la large majorité des nations et peuples qui, sur cette planète, cherchent à être libérés de la menace nucléaire.

Nous avons la responsabilité de protéger les vies et la prospérité des personnes que nous représentons. Pour cela, nous devons trouver des moyens d’encourager une véritable démocratie mondiale et de nous assurer que le souhait de la majorité de nos citoyens soit correctement reflété dans les décisions internationales. Par conséquent, Mayors for Peace exhorte les gouvernements, les Nations Unies et toute organisation internationale compétente à prendre les mesures suivantes :
1. Adopter le Protocole Hiroshima-Nagasaki lors de la Conférence de révision du TNP de 2010 et faire en sorte que des négociations multilatérales sur l’avènement d’un monde sans armes nucléaires d’ici 2020 s’engagent dès la Conférence pour le désarmement ou lors de l’Assemblée générale de l’ONU de 2010.
2. Exiger que toutes les forces armées respectent l’intégrité des villes et interdisent l’utilisation de puissances explosives dans les zones peuplées. (Un engagement similaire est attendu de la part des acteurs non-gouvernementaux).
« Les villes ne sont pas des cibles ! »
3. Faire respecter les droits de l’homme, travailler sans attendre à l’élimination de la famine, de la pauvreté, des discriminations, de la violence et mettre fin à la destruction de l’environnement.
4. Se rallier au Protocole de Kyoto et à tout accord post-Kyoto afin que soient réalisés des progrès sensibles et constants en direction d’une solution au problème du réchauffement climatique.
5. Transférer les fonds militaires et de préparation à la guerre à des activités de promotion de la paix, de réduction de la faim, d’assistance aux refugiés, de protection de l’environnement et de résolution des nombreux autres défis qui se présentent à la communauté internationale [3].
6. Créer un nouveau système de fonctionnement par lequel les voix des villes puissent être entendues régulièrement, systématiquement et directement au sein des Nations Unies.

Mayors for Peace déclare par la présente notre intention collective de travailler dans un esprit de solidarité et de coopération sur les points suivants :
I. Inviter les leaders mondiaux, en particulier ceux des états nucléaires, à visiter les villes d’Hiroshima et Nagasaki en 2010 pour voir par eux-mêmes l’horreur engendrée par ces armes terribles
II. Améliorer la communication au sein de notre réseau en pleine expansion pour accroître notre capacité à agir pour l’élimination des armes nucléaires
III. Construire des relations fortes avec les gouvernements nationaux et locaux et les ONG pour promouvoir la mission de Mayors for Peace à travers une coopération large et mondiale
IV. Concevoir et dispenser des cours « Hiroshima-Nagasaki » d’études sur la paix dans les institutions éducatives à travers le monde pour transmettre le message des Hibakusha (survivants des explosions nucléaires) comme l’un des plus précieux repères intellectuels de l’humanité et promouvoir « l’éducation à la paix et au désarmement » à tous les niveaux de la société pour diffuser la culture de la paix.

Nous décidons par la présente de travailler ensemble, avec tous les acteurs de bonne volonté, vers les buts et objectifs décrits ci-dessus, nous engageant à faire tout en notre pouvoir pour aboutir à un monde sans armes nucléaires d’ici 2020.



[1]Prévue en ces termes par le Traité sur la Non-prolifération signé en 1968 et ratifié par la France en 1992.
[2]ADM : armes de destruction massive.
[3]Référence aux objectifs du millénaire définis par l’ONU (NdT).

jeudi 30 avril 2009

Édito : Un printemps de paix prometteur

Par Michel CIBOT, Délégué général AFCDRP, membre de la Commission Nationale Française pour l’UNESCO

L’année 2009 a commencé sous le signe d’une crise économique grave dont tous les effets ne sont pas peut-être encore visibles. Paradoxalement, celles et ceux qui, tous comptes faits, n’ont pas pu ou n’ont pas voulu voir arriver et prévenir cette crise semblent vouloir devenir raisonnables.
Ils s’engagent à se mettre au travail et arrêter les activités dangereuses pour la planète… En tête des débats, les changements climatiques provoqués par l’Homme. Cela fait l’objet de nombreux commentaires et une sorte d’unanimité se réalise autour de cette question.
Le nouveau Président des États-Unis, M. Obama, annonce dans un même discours son intention d’investir les moyens de son pays dans ce sens et ajoute qu’il prendra aussi « des mesures concrètes en faveur d’un monde sans armes nucléaires ». Le lien entre climat et armes de destruction totale n’est pas fortuit. M. Obama appelle également tous les États « à consolider le Traité de Non-prolifération nucléaire comme base de coopération ».
Nous attendions cela depuis plusieurs années ! C’est pourquoi nous nous réjouissons de pouvoir dire que Mayors for Peace met évidemment son expérience concrète à la disposition de tous. En effet, qui pourrait imaginer que les vœux de M. Obama se réalisent sans un soutien actif des citoyens ? Et là, les acteurs locaux ont à faire !
Cela dit, pour approfondir ce travail, il faut être nombreux et se doter de moyens efficaces. La France est loin du compte en la matière et le sujet dont nous traitions reste largement exclu des débats publics.
En toute modestie, n’hésitons pas à rappeler que nos expositions, nos livres et nos films restent d’actualité et que des outils nouveaux s’ajoutent à ceux dont nous disposons déjà. Il y a notamment le livre de Georges Le Guelte, Les armes nucléaires : mythes et réalités, paru aux éditions Actes Sud. Michel Rocard a préfacé cet essai savant et facile à lire qui nous éclaire sur l’histoire politique et institutionnelle des arsenaux nucléaires. Cette préface se termine par un appel au lancement d’une « offensive diplomatique pour amorcer le long et complexe mais nécessaire processus d’éradication des armes nucléaires ».
Saluons également les éditeurs français qui nous donnent accès depuis peu à l’œuvre de Günther Anders (nous lirons avec intérêt Hiroshima est partout, éd. du Seuil, et L’obsolescence de l’homme : sur l'âme à l'époque de la deuxième révolution industrielle, éd. de l'Encyclopédie des nuisances - Ivrea).
Dans ce contexte, la proposition de l’AFCDRP invitant chaque maire et président des collectivités membres à rédiger un avis sur la question des armes nucléaires et du TNP me semble bienvenue. Ces textes trouveront toute leur place dans nos publications et constitueront un matériau utile dont les maires d’Hiroshima et de Nagasaki pourront se servir l’an prochain aux Nations-unies à l’occasion de la Conférence de révision du TNP.
Ces perspectives apportées par un printemps riche en paroles et en écrits prometteurs nous aident à espérer que les dépenses d’armement cessent aussi d’épuiser nos économies…En espérant que nos armes nucléaires soient mieux gérés que nos banques…

vendredi 3 avril 2009

Message du Maire d'Hiroshima aux membres de l'AFCDRP

A l'occasion de l'Assemblée générale de l'AFCDRP du 3 avril 2009 à l'Hôtel de Ville de Paris, M. Tadatoshi Akiba, maire d'Hiroshima et président de Mayors for Peace, a adressé ce message aux collectivités membres de l'AFCDRP.

C’est un grand honneur de pouvoir transmettre mes salutations aux membres de l’Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix réunis aujourd’hui en Assemblée générale à Paris.


Il y a 64 ans, Hiroshima a enduré le premier bombardement atomique de l’histoire de l’humanité. Ayant vécu cette expérience, nous avons commencé à diffuser notre appel pour l’abolition des armes nucléaires et l’avènement d’une paix mondiale éternelle. Malgré nos efforts, de vastes arsenaux nucléaires restent en parfait état de fonctionnement – déployés ou aisément disponibles. Le danger d’une reprise de la prolifération et d’une utilisation de ces armes de destruction massive s’intensifie.


Notre vérité, née d’une tragédie et des souffrances du bombardement atomique, est que le seul rôle des armes atomiques est d’être éliminées et que la seule manière de protéger les citoyens d’une attaque nucléaire est d’abolir ces armes totalement. C’est précisément pourquoi le Traité de Non-prolifération et les avis émis par les experts de la Cour internationale de justice énoncent clairement que toutes les nations doivent obligatoirement engager des négociations fondées sur la bonne foi pour parvenir à un désarmement nucléaire complet.


Partout dans le monde, la majorité des pays, des villes et de leurs citoyens appellent à l’élimination des armes nucléaires. Afin de refléter la volonté de cette majorité au sein de la politique internationale, la ville d’Hiroshima, avec Mayors for Peace qui rassemble à ce jour plus de 2 700 membres à travers le monde, a lancé en avril 2008 une nouvelle initiative que nous appelons le Protocole Hiroshima-Nagasaki. Ce protocole appelle à une halte immédiate de toutes les démarches, y compris de la part des états nucléaires, visant à l’obtention ou au déploiement d’armes atomiques, suivi en 2015 d’une interdiction juridique de toute acquisition ou utilisation. Aujourd’hui, notre objectif et l’itinéraire pour l’atteindre étant clairement définis, tout ce dont nous avons besoin est une volonté solide et une capacité à agir pour préserver le futur de nos enfants.


Ainsi que le montrent les récents mouvements contre les bombes à sous munitions ou le réchauffement climatique, le 21ème siècle est une époque où les problèmes peuvent être réglés par les villes et leurs citoyens. C’est pourquoi l’Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix, exprimant son désir de paix, est d’une telle importance. Par la présente, j’exprime mon plus profond respect pour vos activités. La ville d’Hiroshima espère que vous continuerez à travailler avec nous pour l’abolition des armes nucléaires et pour une paix mondiale sincère et durable.


En conclusion, veuillez accepter mes meilleurs vœux de succès pour votre Assemblée générale, ainsi que mes vœux de bonne santé et de bonheur à l’ensemble des participants.


Tadatoshi Akiba
Maire
Ville d’Hiroshima
3 avril 2009

Retrouvez ce texte au format pdf sur afcdrp.com

vendredi 16 janvier 2009

Gaza : Lettre de protestation de Maires pour la Paix (Mayors for Peace)

Mayors for Peace a publié aujourd'hui une lettre de protestation concernant la situation à Gaza. Nous vous proposons ici une traduction du texte original.

Les villes ne sont pas des cibles ! Les zones peuplées ne sont pas des cibles !
La haine ou la peur des terroristes, les gouvernements injustes or les guerriers de toutes sortes ne justifient pas le massacre de civils innocents.
En août 2006, Mayors for Peace (Maires pour la Paix) a condamné aussi bien les lancements aveugles de rockets sur des zones peuplées d’Israël effectués par le Hezbollah que les bombardements disproportionnés des forces armées israéliennes sur les zones habitées du Liban.
Aujourd’hui, avec le Hamas tirant seulement un dixième du nombre de rockets envoyé par le Hezbollah et avec Israël rassemblant une force de frappe comparable à celle déployée au Liban sur une surface dix fois plus petite, la Bande de Gaza, les critiques impartiales ne sont plus appropriées.
Nous maintenons notre condamnation des tirs de rockets à l’aveugle. Nous appelons le Hamas à cesser immédiatement toute attaque violente. Cependant, condamner simplement l’utilisation disproportionnée des bombardements est, dans ces circonstances, tout à fait inapproprié. Nous sommes consternés par le manqué d’humanité du gouvernement israélien et demandons une intervention internationale immédiate.
Nous demandons l’arrêt immédiat des bombardements sur et depuis la Bande de Gaza ; une garantie d’accès immédiat pour l’aide humanitaire afin d’assister la population civile palestinienne ; un cessez-le-feu surveillé par la communauté internationale et que des négociations impliquant tous les partis commencent aussitôt le cessez-le-feu entré en vigueur, conformément à la résolution 1860 du conseil de sécurité de l’ONU. Nous sommes convaincus que la recherche d’une solution politique à travers le dialogue et le respect des droits humains sont les moyens les plus efficaces pour arriver à la paix.

16 janvier 2009

Conférence des Maires pour la Paix
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Historique

Mayors for Peace (Maires pour la Paix) a condamné les bombardements des populations civiles lors du conflit Israélo-libanais de 2006.

- Les attaques de rockets sur les villes et villages israéliens représentaient une utilisation illégale et sans discernement de la force ;
- Les raids aériens israéliens sur le Liban représentaient une utilisation illégale et disproportionnée de la force ; tels que mis en évidence par le ratio de victimes d’un pour dix.

La conférence exécutive de Mayors for Peace (Maires pour la paix), s’exprimant au nom de son réseau de plus de 2500 villes réparties dans 133 pays et régions du monde, a appelé à ce que cessent immédiatement les bombardements des populations civiles dans la zone et à ce que des négociations commencent.
En ce qui concerne la Bande de Gaza, le fait que le Hamas ait été capable durant le cessez-le-feu des six derniers mois de mettre fin aux lancements de rockets sur Israël implique qu’il peut et qu’il doit être tenu pour responsable des récentes attaques de rockets dans le sud d’Israël. (Par ailleurs, le Hamas ne nie pas son implication, certains de ses dirigeants s’en vantent même.)
Ces rockets sont hautement inadaptées, elles ne peuvent être utilisées d’une façon qui permette une visée précise d’objectifs militaires. Il n’est donc pas surprenant que la plupart des victimes soit des civils vivant dans des zones habitués.

Ceci étant dit, le nombre des civils tués dans le sud de l’Israël – six personnes au moment où nous écrivons – est écrasé par le massacre des habitants de Gaza – plus de 500 au moment où nous écrivons.

Les attaques israéliennes, commencées le 27 décembre et se poursuivant jour après jour sont si massive qu’elles tuent inévitablement des civils en grand nombre. Il est aussi hautement discutable de savoir si les forces de police locales doivent ou non être considérées comme des combattants. S’ils sont considérés comme non-combattants, alors la majeure partie des pertes sont des civils. De plus, contrairement au Liban où des millions de personnes devinrent des réfugiés, il n’y a nulle part où fuir pour les résidents de Gaza, ils sont pris au piège.

L’intensité des raids israéliens a été attribuée à un désir de ne pas répéter l’«erreur» de l’attaque sur le Liban en août 2006. L’International Herald Tribune cite Mark Heller, chercheur à l’Institut des études sur la sécurité de l’Université de Tel-Aviv : «Cette opération est une tentative de réinstaurer le sentiment que si vous provoquez ou que vous attaquez, vous allez payer un prix disproportionné».

L’utilisation disproportionnée de la force initiale était illégale ; la renforcer la rend seulement encore plus visiblement illégale. Où cela va-t-il s’arrêter ? Quand deviendra-t-il clair que, à moins d’un génocide total, cela n’apportera pas la sécurité ni à Israël ni à qui que ce soit d’autre ?

jeudi 8 janvier 2009

Rassemblement pour la Paix à Aubagne

Le mercredi 7 Janvier 2009 à 18h, en présence de Daniel Fontaine, maire d'Aubagne et président de l'AFCDRP, entre 80 et 100 pacifistes Aubagnais(es) se sont réuni(e)s sur le cours Foch malgré la température négative -2°C et 20 cm de neige pour dire que la violence est toujours une impasse et exiger :
  • Un cessez le feu immédiat et un retrait des troupes israéliennes de Gaza
  • La protection des populations civiles
  • Le respect des résolutions de l’ONU
  • La levée du blocus économique de Gaza
  • Une intervention de l’Union européenne exigeant l’application du droit international

A l’appel des sections locales des organisations, partis et syndicats suivants : Ligue des droits de l’Homme, CFDT, ATTAC, Appel des Cent, Mouvement de la paix, Ballon Rouge, Parti communiste français, Parti radical de gauche, Parti socialiste, les Verts, CGT, UNSA, retraités CGT, Nouveau parti anticapitaliste, Association médicale franco-palestinienne, FSU, Collectif unitaire antilibéral, Amnesty international, Mouvement républicain et citoyen, Arcadie ainsi que d'autres associations qui sont venues rejoindre cet appel.

lundi 5 janvier 2009

Communiqué de presse

Gaza

L’offensive militaire menée par l’État d’Israël à Gaza a déjà fait des centaines de morts, dont une très grande proportion de civils sans aucun lien avec les activistes du Hamas, responsables revendiqués des tirs de roquettes et de mortier contre des villes israéliennes.

Depuis des décennies, le monde entier vit dans l’espoir d’une paix durable dans cette région, une paix qui verrait la coexistence de deux états libres, respectés dans leurs frontières, leur légitimité et leur originalité. Ce nouvel épisode meurtrier ne va pas dans ce sens.

Rien ne permet d’envisager qu’une telle attaque, si destructrice, puisse être le prélude à une phase de rapprochement, de compréhension et de respect mutuels. Ce sont pourtant, à notre sens, les seuls préalables possibles à une paix véritable, parce que ce sont ces mêmes principes qui ont par exemple amené la France à se rapprocher d’ennemis hier encore irréductibles et éternels.

La centaine de villes françaises membres de l’AFCDRP milite pour la promotion de la Culture de la Paix, telle que définie par l’ONU (res. 52/243). Il va de soi que nous joignons nos voix à toutes celles qui exigent, à travers le monde, un cessez-le-feu immédiat et bilatéral, un cessez-le-feu capable de rendre aux rues de Gaza City ou de Hashdod la tranquillité qui devrait être celle de toutes les villes du monde.

Pour autant, il existe une telle disproportion entre les attaques du Hamas et l’offensive de l’armée israélienne, que c’est en premier lieu vers l’État d’Israël que s’adresse notre demande d’un cessez-le-feu. Parce que nous croyons que rien n’est durable qui s’acquière ou se maintienne par l’usage de la force, ou le maintien d’un blocus inadmissible.

Nous sommes entrés dans les dernières années de la Décennie internationale de la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010). Pour que les enfants du monde puissent commencer à faire leurs ces mots, pour demain, nous croyons qu’il est urgent de leur donner un sens, aujourd’hui.

Daniel FONTAINE, président
Michel CIBOT, délégué général

Document téléchargeable sur le site de l'AFCDRP

lundi 24 novembre 2008

Appel aux Maires de France

Un constat nous rassemble : notre empreinte écologique fragilise les écosystèmes de notre terre. Ainsi, Il y a 63 ans, notre planète entrait dans une nouvelle ère : l’ère atomique, avec les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki. Quelques mois plus tard, naissaient l’ONU et l’UNESCO pour dire « Plus jamais ça » aux guerres qui déchirent le monde.

La Charte de l’ONU engage les gouvernements, représentants des peuples, à « préserver les générations futures du fléau de la guerre ». L’UNESCO, quant à elle, définit dans son préambule les prémices d’une culture de la paix : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées des défenses de la paix ».

Depuis les tragédies d’Hiroshima et Nagasaki, la quasi-totalité des États a adopté la Déclaration sur le droit des peuples à la paix, considéré que les armes nucléaires devaient être éliminées et adopté le Traité de non-prolifération nucléaire dans lequel les États « s'engagent à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace ».

Pourtant, il reste encore aujourd’hui 27 000 têtes nucléaires qui menacent chaque jour l’existence même de notre planète. En cas d’utilisation volontaire ou accidentelle, nos villes seraient les premières cibles. L’état du monde et les menaces qui émergent, nécessitent un engagement de tous pour éliminer ce péril et construire la paix.

Nous, maires de Carrières-sous-Poissy (78), Dijon (21), Lourdes (65), Malakoff (92), Montreuil (93), villes de France, représentant la pluralité des engagements politiques de notre pays, réunis à l’occasion du 1er Forum de la Paix (2008), en présence de nombreuses personnalités et organisations, lançons un appel aux maires de France pour qu’ils soutiennent les efforts des États, des collectivités et des ONG pour la non-prolifération et le désarmement nucléaires conformément aux engagements internationaux de notre pays.

Considérant notre responsabilité en matière de sécurité de nos concitoyens et notre proximité avec eux, nous avons un rôle particulier à jouer pour les soutenir dans l’action pour la paix, la solidarité et la justice.

Avec les maires d’Hiroshima et de Nagasaki et les Hibakusha (survivants des bombardements atomiques), solidaires des 2400 villes (San Francisco, Bruxelles, Hanovre, Halabja, Paris, Rio de Janeiro, Sarajevo, Montréal, …), et gouvernements locaux du monde entier engagés dans l’action avec le réseau Mayors for Peace / AFCDRP[1], soutenu par le réseau mondial CGLU (Cités et Gouvernements Locaux Unis) et sa commission « Diplomatie des villes », nous appelons l’ensemble des maires de France à s’engager dans la campagne intitulée « Nos villes ne sont pas des cibles » qui s’inscrit dans le projet « Horizon 2020 » destinée à obtenir des Nations Unies un processus international d’élimination des armes atomiques d’ici 2020.

Ensemble, du village et du quartier à la planète, pour garantir un avenir durable aux générations futures, rassemblons-nous pour promouvoir une culture de la paix et mettre en mouvement assez d’énergies pour libérer la planète de la « grande menace » des armes atomiques.

Dijon, le 21 novembre 2008
François Rebsamen
Catherine
Margaté
Dominique Voynet
Jean-Pierre Artiganave
Eddie
Aït
Maire de Dijon, Sénateur de la Côte d’Or
Maire de Malakoff, Conseillère générale des Hauts-de-Seine
Maire de Montreuil, Sénatrice de Seine-Saint-Denis
Maire de Lourdes
Maire de Carrières sous Poissy, Conseiller régional d’Île-de-France

En présence de Catherine Margaté, maire de Malakoff, conseillère générale des Hauts-de-Seine, vice-présidente de Mayors for Peace, représentante du maire d’Hiroshima.

[1] Association Française des Communes, Départements, Régions pour la Paix, branche française de Mayors for Peace

lundi 29 octobre 2007

Nos villes ne sont pas des cibles

Campagne à l’initiative du réseau mondial Mayors for Peace.

Depuis 60 ans, les Etats dotés de l’arme nucléaire menacent les villes d’incinération comme si des millions de morts était un dommage collatéral regrettable mais acceptable au regard des combats titanesques menés au nom des idéologies et du contrôle des ressources. Après la seconde guerre mondiale et pendant l’ère de terreur nucléaire connue sous le nom de Guerre Froide, l’idée de réduire en cendres les villes, toujours illégale et immorale, était considérée comme acceptable. Aujourd’hui les pouvoirs nucléaires font des milliards de dollars de bénéfices grâce à leur secteur nucléaire.
La famille humaine est confrontée à des problèmes environnementaux dont la résolution requerra une coopération internationale intensive, et la plus urgente des priorités pour les gouvernements est d’empêcher que les armes nucléaires tombent entre les mains des terroristes, que la menace nucléaire ne dissuade pas.

Il n’y a plus aucune justification à tenir les villes en otages et maintenir la menace d’annihilation de populations entières. C’est pourquoi Mayors for Peace offre une assistance organisationnelle à tout membre souhaitant souscrire à tout ou partie des engagements ci-dessous :

1) Rechercher les gouvernements disposant de l’arme nucléaire et susceptibles de prendre votre ville pour cible.

2) Contacter les gouvernements nationaux identifiés et leur demander l’assurance que votre ville n’est (et a fortiori ne sera) pas prise pour cible. La réponse « Nous ne confirmons ni n’infirmons » n’est pas suffisante, elle appelle à l’accentuation des efforts pour obtenir de vrais engagements.

3) Organiser ou rejoindre des délégations pour rendre personnellement visite aux gouvernements nationaux et demander à ce que votre ville (ainsi que n’importe quelle ville) soit exclue des cibles potentielles.

4) Adopter par décision du maire ou du conseil municipal, la proclamation ci-dessous.

Cette campagne participe de la campagne Vision 2020 de Mayors for Peace visant à l’élimination de toutes les armes nucléaires d’ici à 2020. L’action des maires pour la défense de leurs propres citoyens contre la menace nucléaire ne saurait être interprétée comme une autorisation implicite d’utiliser les armes nucléaires sur d’autres cibles. Au contraire : ils formulent une demande spécifique au nom de leur ville pour mettre en lumière le fait que les armes nucléaires visent des agglomérations entières. Notre intention est de renforcer la large revendication demandant à ce que les nations ne menacent plus d’annihilation aucune ville dans la poursuite de quelque objectif politique ou économique que ce soit.


PROCLAMATION MUNICIPALE

Aux dirigeants des pays dotés de l’arme nucléaire :

Au nom des citoyens de cette ville, nous demandons que l’usage des armes nucléaires contre quelque ville que ce soit et en toutes circonstances soit banni.

Aux dirigeants de tous les pays :

Au nom des enfants de cette ville, nous demandons que l’avènement et le maintien d’un monde sans armes nucléaires soit poursuivi comme un objectif hautement prioritaire.

Aux dirigeants français :

Nous vous demandons de supporter l’action de notre ville et celle de nos collègues en agissant pour la défense du Droit fondamental de survivre dont toutes les villes, tous les citoyens et tous les enfants peuvent se prévaloir.


NOS VILLES NE SONT PAS DES CIBLES
Nos enfants méritent un futur sans armes nucléaires