Intervention de M. Cibot, délégué général de l’AFCDRP / Maires pour la
Paix France, le 1er mars 2012 à Bruxelles dans le cadre des Rencontres de l’AIMF
(Association Internationale des Maires Francophones). M. Cibot représentait Maires pour la Paix à l'invitation de M. Gérald TREMBLAY, Maire de Montréal et vice-président de l'AIMF.
M. Le Président,
Mesdames, Messieurs les maires et les élus,Mesdames et Messieurs,Permettez-moi d’abord de vous remercier, toutes et tous, de bien vouloir entendre le message du réseau Maires pour la Paix, que je suis chargé de vous transmettre. Merci également, tout particulièrement, à vous, M. le maire de Montréal (Gérald Tremblay).Certains d’entre vous sont déjà membres de ce réseau. Ils m’excuseront si je ne leur apporte pas beaucoup d’informations nouvelles. Mais en revanche, je compte sur vous pour compléter mon propos.Nous devons ce réseau à l’initiative des villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki anéanties par des bombes atomiques les 6 et 9 août 1945. Ces villes symbolisent désormais l’invraisemblable pouvoir d’extermination totale que se sont donné les humains.À partir de leur douloureuse expérience et au regard de ce pouvoir d’extermination totale, les villes d’Hiroshima et de Nagasaki, soutenues par leurs villes jumelles et amies, ont imaginé une vision de l’avenir et un projet de paix qui engage les collectivités territoriales en général, les villes et leurs maires en particulier. Ce projet repose sur le message des victimes irradiées : Plus jamais !Pour avancer, la paix a besoin d’une force volontariste, elle a besoin de responsables qui affirment haut et fort qu’elle peut, seule, garantir un avenir aux générations futures… « Libérer les générations futures du fléau de la guerre » comme nous y invite clairement la charte des Nations Unies adoptée par tous les États.Dans le monde actuel, où la violence tend à dominer, parler de paix peut prêter à sourire. Nous savons cela. Nous savons également que personne n’a de solutions prêtes à l’emploi. Comme le disait Gandhi, « Il n’y a pas de chemin vers la paix mais la paix est le chemin ». Ce qui implique que nous devions réfléchir et agir en même temps…J’espère donc vous convaincre qu’il est important, avant tout, de vouloir la paix et d’affirmer cette volonté avec force à tous les niveaux de la gouvernance. Nous disposons pour cela d’outils concrets, comme, par exemple, le manifeste pour une culture de la paix proposé par l’UNESCO.Après avoir affirmé notre volonté de paix, nous devons agir pour promouvoir cette culture de la paix.



