vendredi 16 mars 2012

Intervention de Maires pour la Paix lors des Rencontres de l'AIMF

Intervention de M. Cibot, délégué général de l’AFCDRP / Maires pour la Paix France, le 1er mars 2012 à Bruxelles dans le cadre des Rencontres de l’AIMF (Association Internationale des Maires Francophones). M. Cibot représentait Maires pour la Paix à l'invitation de M. Gérald TREMBLAY, Maire de Montréal et vice-président de l'AIMF.

M. Le Président,
Mesdames, Messieurs les maires et les élus,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi d’abord de vous remercier, toutes et tous, de bien vouloir entendre le message du réseau Maires pour la Paix, que je suis chargé de vous transmettre. Merci également, tout particulièrement, à vous, M. le maire de Montréal (Gérald Tremblay).

Certains d’entre vous sont déjà membres de ce réseau. Ils m’excuseront si je ne leur apporte pas beaucoup d’informations nouvelles. Mais en revanche, je compte sur vous pour compléter mon propos.

Nous devons ce réseau à l’initiative des villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki anéanties par des bombes atomiques les 6 et 9 août 1945. Ces villes symbolisent désormais l’invraisemblable pouvoir d’extermination totale que se sont donné les humains.

À partir de leur douloureuse expérience et au regard de ce pouvoir d’extermination totale, les villes d’Hiroshima et de Nagasaki, soutenues par leurs villes jumelles et amies, ont imaginé une vision de l’avenir et un projet de paix qui engage les collectivités territoriales en général, les villes et leurs maires en particulier. Ce projet repose sur le message des victimes irradiées : Plus jamais !

Pour avancer, la paix a besoin d’une force volontariste, elle a besoin de responsables qui affirment haut et fort qu’elle peut, seule, garantir un avenir aux générations futures… « Libérer les générations futures du fléau de la guerre » comme nous y invite clairement la charte des Nations Unies adoptée par tous les États.

Dans le monde actuel, où la violence tend à dominer, parler de paix peut prêter à sourire. Nous savons cela. Nous savons également que personne n’a de solutions prêtes à l’emploi. Comme le disait Gandhi, « Il n’y a pas de chemin vers la paix mais la paix est le chemin ». Ce qui implique que nous devions réfléchir et agir en même temps…

J’espère donc vous convaincre qu’il est important, avant tout, de vouloir la paix et d’affirmer cette volonté avec force à tous les niveaux de la gouvernance. Nous disposons pour cela d’outils concrets, comme, par exemple, le manifeste pour une culture de la paix proposé par l’UNESCO.

Après avoir affirmé notre volonté de paix, nous devons agir pour promouvoir cette culture de la paix.

mercredi 14 mars 2012

17-18 mars : Week-end de la paix à Pont-Sainte-Maxence

La ville de Pont-Sainte-Maxence (Oise) organise les 17 et 18 mars prochain un week-end de la paix. 

Cette année, Pont-Sainte-Maxence a souhaité mettre en avant le 6ème domaine d'action de la culture de la paix (développer la compréhension, la tolérance et la solidarité) à travers un court métrage qui présente la richesse et la pluralité des pays d'origines des habitants de la ville, un mieux vivre ensemble inter-culturel. 

Vous pouvez consulter le programme détaillé de cette initiative en cliquant ici (pdf).

lundi 12 mars 2012

11 mars 2011 : réflexions un an après Fukushima

Par Michel Cibot, Délégué général de l’AFCDRP.

Onze mars deux mille onze.

Ce jour-là deviendra l’une des dates clefs de l’histoire humaine si nous parvenons à éviter le pire… Aujourd’hui, un an après « Fukushima », ayons d’abord une pensée pour les victimes : morts, disparus, blessés, déplacés, irradiés… Un mot manque pour celles et ceux qui ont tout perdu, expropriés de fait, parce que leur lieu d’habitation n’existe plus, emporté par la vague, ou est situé dans une zone devenue impropre à la vie…polluée par la radioactivité. 

Nous, humains, devons très vite inscrire cette date dans la mémoire universelle. Parfois aveuglés par des rêves prométhéens que nous croyons réalité, nous devons regarder ces montagnes de déchets, dont nous ne savons plus trop lesquels sont radioactifs au point que nous n’osons pas aller voir nos frères humains restés sur les lieux du désastre. Nous devons regarder ces villes englouties et les autres, vidées par l’ennemi invisible… « Tu n’as rien vu à Hiroshima » disait Marguerite Duras ! 

Une année s’est écoulée depuis le plus terrible enchaînement de catastrophes naturelles et technologiques. Les médias nous ont imposé un seul mot pour désigner l’ensemble : Fukushima. Est-ce un hasard ? Il y a un avant et un après Fukushima, preuve que la dimension technologique, la catastrophe nucléaire, est, à nos yeux, essentielle… Mais n’oublions pas le séisme d’une force rare, ses répliques innombrables et le raz de marée, qu’en japonais on nomme TSUNAMI, qui s’est attaqué à plus de 500 kilomètres des côtes nord-est du Japon. Nous ne devons pas nous habituer au pire, nous ne devons pas banaliser les catastrophes.

lundi 21 novembre 2011

La paix au cœur du quotidien

Par Catherine Margaté, maire de Malakoff, conseillère générale des Hauts-de-Seine, vice-présidente de Maires pour la Paix.

Cinq mille collectivités locales, de cent cinquante et un pays, font maintenant partie du réseau Mayors for Peace (Maires pour la Paix) créé par les maires d’Hiroshima et de Nagasaki. Cette étape importante, et dont nous sommes fiers, appelle quelques réflexions en cette année 2011 marquée, au Japon, par des évènements dramatiques dont l’ampleur dépasse les frontières de ce seul pays.

Qu’un tel nombre d’institutions territoriales, caractérisées par leur proximité avec les citoyens, participe à notre réseau nous encourage à souhaiter un débat sérieux, serein, approfondi et démocratique sur les questions de la paix et des armes nucléaires. La légitimité de cette demande est renforcée par le fait que la sécurité et la santé des habitants de nos collectivités font partie de nos préoccupations permanentes.

Notre monde vit des temps troublés dont l’influence sur notre quotidien ne peut pas être ignorée. Les évolutions attendues tardent à venir mais à en juger par les propositions constructives de nombreux acteurs, nous devons espérer et continuer d’agir. Malgré les tensions, nous rappelons avec force que les moyens existent pour améliorer la vie de chacun.

Parmi les questions clés de notre siècle, il y a donc celle de la paix et en particulier de son volet nucléaire. Nous sommes nombreux à vouloir qu’un débat approfondi leur soit consacré, tant en France que dans tous les autres pays de notre planète. La catastrophe de Fukushima nous en a montré le besoin profond et en a souligné l’urgence. Nous savons désormais que des accidents nucléaires, s’ils sont rares, sont toujours possibles et particulièrement graves. Ils peuvent dépasser les meilleurs experts, bousculer tous les plans de sécurité et rendre des pans entiers de la terre impropres à toute activité humaine pour longtemps. Ce constat doit guider le contenu des débats futurs. Comme le dit Keisuke FUSE, syndicaliste japonais, « sur l’ampleur des fuites radioactives, les scientifiques évoluent en aveugles, incapables d’évaluer les besoins, de faire des projections sur les risques encourus et de définir une quelconque politique de prévention ».

vendredi 18 novembre 2011

8ème Conférence exécutive de Maires pour la Paix : documents adoptés (2/2)

Voici le communiqué final adopté par la Conférence exécutive réunie à Granollers les 9 et 10 novembre 2011. Vous pouvez lire ci-après le texte intégral de la résolution ou le télécharger en cliquant ICI (format pdf, avec annotations).


Communiqué final
adoptée par la Conférence exécutive de Maires pour la Paix réunie à Granollers (Espagne) le 10 novembre 2011

En septembre 2011, 29 ans après la création de Maires pour la Paix, le nombre de villes membres a dépassé les 5000. A la date de cette Conférence exécutive, nous comptons 5053 villes dans 151 pays et régions et nous continuons à accueillir une à deux villes par jour. Maires pour la Paix est maintenant un réseau mondial qui influence l’opinion publique internationale et la guide en direction de l’abolition des armes nucléaires.

La 8ème Conférence exécutive de Maires pour la Paix s’est déroulée les 9 et 10 novembre 2011 à Granollers (Espagne). Les maires et représentants des villes exécutives qui y ont pris part ont examiné les efforts passés et les prochaines étapes.

Il est demandé aux membres de prendre note que, du fait du temps qui s’est écoulé, il est devenu nécessaire de mettre à jour la Vision 2020. Plus spécifiquement, la date de la conclusion de négociations sur une convention relative aux armes nucléaires a été fixée pour 2015.

En se fondant sur ses délibérations, cette Conférence a défini les priorités suivantes pour parvenir à un monde sans armes nucléaires d’ici 2020 :
  • Mettre en place une pétition populaire mondiale, y compris par voie électronique, portée par toutes les villes membres, qui appellera à des négociations sur une convention relative aux armes nucléaires et qui sera remise aux autorités les plus compétentes. 
  • Publier des lettres de sollicitation et/ou des déclarations appelant à un monde sans armes nucléaires qui seront envoyées aux destinataires appropriés aux moments opportuns et selon des moyens efficaces. 
  • Encourager les villes membres à organiser des activités et à en informer le secrétariat qui les publiera ensuite sur le site Internet et dans ses communiqués de presse pour informer le public et inspirer l’organisation d’activités similaires aux autres villes membres. 
  • Offrir une aide intensifiée en matière de secrétariat et de suivi pour faciliter les activités si nécessaire. Si besoin, le secrétariat facilitera les échanges et les prises de décision des Conférences exécutives au cours des négociations par de la documentation. 

Plan d’action de la campagne Vision 2020 approuvé par la Conférence

jeudi 17 novembre 2011

8ème Conférence exécutive de Maires pour la Paix : documents adoptés (1/2)

8ème Conférence exécutive de Maires pour la Paix
La 8ème Conférence exécutive de Maires pour la Paix a eu lieu les 9 et 10 novembre 2011 à Granollers (Espagne).
Les villes exécutives et membres associées ont abordés de nombreux aspects du développement de Maires pour la Paix dans le monde et ont adopté deux documents : une résolution sur le désarmement nucléaire et un communiqué final. Vous pouvez lire ci-après le texte intégral de la résolution ou le télécharger sur notre site en cliquant ICI (format pdf).




Résolution pour l'abolition des armes nucléaires
adoptée par la Conférence exécutive de Maires pour la Paix réunie à Granollers (Espagne) le 10 novembre 2011

En août 1945, la première arme nucléaire employée au combat a été lancée sur Hiroshima. Trois jours plus tard, la seconde était lancée sur Nagasaki. Les catastrophes qui en ont résulté sont indescriptibles. Aujourd’hui encore, des milliers de survivants des bombardements atomiques souffrent physiquement, psychologiquement et socialement des effets secondaires. Tout en luttant pour vivre au quotidien, ils ont malgré tout cherché sans relâche et intensément à convaincre le monde d’éliminer toutes les armes nucléaires.

Pour atteindre cet objectif, les villes d’Hiroshima et de Nagasaki ont fondé la Conférence mondiale des Maires pour la Paix en 1982 pour promouvoir la solidarité et la coopération entre les villes pour faire s’accroître la demande internationale pour un monde pacifique exempt d’armes nucléaires. Ce réseau de villes s’est développé dans le monde entier et, en septembre 2011, le nombre de nos membres a dépassé les 5000 villes dans 151 pays et régions et continue de progresser rapidement.

Maires pour la Paix est dédié à protéger les citoyens des conditions inhumaines créées par les conflits armés, les guerres et l’utilisation des armes nucléaires.

lundi 17 octobre 2011

5 000 !

Par Daniel Fontaine, Président de l’AFCDRP, Maire d’Aubagne, Vice-président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône.


Mayors for Peace vient d’atteindre un objectif symbolique. Plus de 5 000 villes dans 151 pays sont désormais membres de ce qui est incontestablement le plus grand regroupement de collectivités territoriales au monde. La croissance de notre association mère est le fait de toutes les régions du globe, et singulièrement de villes étasuniennes encouragées à aller dans ce sens par Ban Ki-moon, dans son intervention à la réunion annuelle de la Conférence des maires américains (Baltimore, 19 juin 2011). A cette occasion, il a rappelé l’importance de l’appui très significatif que lui apportent les villes de paix du monde pour promouvoir son plan d’élimination en cinq points des arsenaux nucléaires, plan que nous avions, AFCDRP, soutenu à l’ONU en mai 2010. Cette expansion de Mayors for Peace doit nous encourager, maires français pour la paix, à travailler à la croissance de notre réseau national. Notre positionnement, dans un pays détenteur de l’arme nucléaire, a forcément une signification différente, une audience particulière : il se heurte à la doctrine officielle, et aux atermoiements de notre gouvernement, voire à ses reculs alors qu’il est tenu par le traité de non-prolifération et d’élimination depuis 1970. Pour autant, il ne s’agit pas d’un combat d’arrière garde, bien au contraire. L’hypothèque nucléaire doit être levée pour l’ensemble de l’humanité, et très vite, car les zones de turbulences dans lesquelles nous évoluons sont suffisamment incertaines pour faire le pari de la raison plutôt que celui d’un statu quo de plus en plus intenable. 

Faire entrer, en France, la question de la dissuasion nucléaire dans le débat démocratique est l’une de nos ambitions. Alors même qu’un quart du budget de la défense est consacré à la dissuasion nucléaire, nous demanderons aux candidats à l’élection présidentielle quelles sont leurs ambitions dans ce domaine : il faut que sur cette question également, les citoyens puissent se prononcer en connaissance de cause. Nous avions fait une démarche du même type en 2007, nous espérons que les candidat(e)s à nous répondre soient plus nombreux qu’ils ne l’ont été cette année-là. 

La dimension qu’a prise Mayors for Peace en seulement quelques années montre bien qu’il s’agit, avec le nucléaire militaire, d’une question philosophique et morale universelle, face à laquelle tous les êtres humains sont sur plan d’une stricte égalité : nous serons tous dans le camp des perdants en cas de conflit nucléaire. 

5 000 villes dans le monde, représentant plus d’un milliard d’habitants, soit la population totale de la terre au milieu du XIXème siècle, se sont prononcées clairement pour la fin de la menace nucléaire. Faudra-t-il attendre que la totalité des êtres humains s’exprime sur ce sujet pour enfin contrebalancer la pensée de quelques uns, militaires, industriels, stratèges, chefs d’états qui persistent dans leur analyse selon laquelle la destruction de la vie serait une option envisageable ?

mardi 23 août 2011

Tournée Hiroshima Junior Marimba Ensemble (mise à jour)

A quelques semaines de la tournée du Hiroshima Junior Marimba Ensemble en France, voici quelques vidéos qui vous donneront un avant goût des spectacles à venir.

Pour mémoire, le Hiroshima Junior Marimba Ensemble se produira :
- le 16 septembre à Aubagne au théâtre Comoedia.
- le 18 septembre à Malakoff au Théâtre 71 (voir le site de la ville)
- le 19 septembre à Bagnolet
- le 21 septembre à Gonfreville l'Orcher à l'Espace culturel de la Pointe de Caux
- le 23 septembre à Fontaine à la Source (voir le site de la ville)
- le 24 septembre à Vaulx en Velin au Centre culturel communal Charlie Chaplin (pour plus de renseignements, cliquez ici)
- le 27 septembre à Arradon à La Lucarne.

Concert en plein air à Hiroshima :


Concert de charité en faveur de la campagne Vision 2020 de Mayors for Peace, donné en décembre 2010 :