mercredi 3 mars 2010

Institutions et action pacifiste

Par Michel CIBOT, délégué général de l'AFCDRP

La ville de Chalette-sur-Loing, membre de l’AFCDRP, a contribué à l’édition d’une synthèse de la constitution de Bolivie. Ce texte fondamental a la particularité de se référer de façon explicite à la culture de la paix. Il y est également fait référence à la notion de réconciliation, indispensable au "mieux-vivre ensemble".

Franck Demaumont, maire de la ville et vice-président de l’AFCDRP, dans une brève présentation, résume bien l’esprit de la gouvernance mise en œuvre à partir des principes énoncés : "Cette constitution confirme la volonté du Gouvernement bolivien de mener à terme un projet politique dont les fondements trouvent leur essence dans la lutte contre la pauvreté, dans la reconnaissance des peuples de ce grand pays, dans la revalorisation et la protection du patrimoine naturel, enfin, dans l’affirmation d’un monde de paix, fraternel, respectueux des Hommes et des civilisations".

L’article 10 de la constitution est clair : "La Bolivie est un État pacifiste qui promeut la culture de la paix et le droit à la paix, ainsi que la coopération entre les peuples de la région et du monde (…)".

Nous avions l’article 9 de la constitution japonaise. Nous avons maintenant l’article 10 de la constitution bolivienne. D’autres références institutionnelles de cette nature existent. Nous devrons en faire une étude systématique si elle n’existe déjà ! Cela montre que la culture de la paix n’est pas une utopie naissant dans les esprits naïfs et cela nous encourage à poursuivre inlassablement notre action, même si les esprits humains, y compris ceux qui sont proches de nous,  mettent du temps à se convaincre que la paix est possible.

La Bolivie lance aussi un référendum mondial sur le changement climatique. 

Lors d’une présentation de ce projet dans le cadre d'une introduction à la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la mère-terre par l’Ambassadrice de Bolivie à Paris (conférence qui se déroulera du 19 au 22 avril 2010 à Cochabamba - Bolivie),  l’AFCDRP a pu évoquer le lien qu’il convient de travailler entre développement durable et désarmement nucléaire. Comme l’a dit en substance Miho Shimma, Présidente de l’Institut Hiroshima Nagasaki, "la guerre est la cause des plus grandes destructions de l’environnement". Et nous savons bien qu’avec les armes nucléaires, nous pouvons atteindre les limites irréversibles de cette destruction… Nous sommes cependant encore trop peu nombreux à mettre l’accent sur ce lien entre guerre et environnement pourtant bien inscrit dans les textes fondateurs tels que les principes de Rio.

L’AFCDRP est en mesure de proposer des conférences et des formations approfondies ou de sensibilisation sur ces sujets.

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