mercredi 15 janvier 2014

La Ville de Carrières-sous-Poissy mobilisée pour la libération des quatre journalistes retenus prisonniers en Syrie

Nous relayons ici un communiqué de presse de la ville de Carrières-sous-Poissy.

Le vendredi 17 janvier prochain, la Municipalité dévoilera sur les grilles du Jardin Freddy Durrleman (Parc de l’Hôtel de Ville) un panneau de soutien aux quatre journalistes français retenus en otage en Syrie depuis plus de sept mois. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une large mobilisation des acteurs associatifs, médiatiques et institutionnels pour défendre la liberté d’information.

Retenus en otage depuis respectivement 215 et 199 jours (Didier François et Edouard Elias ont été enlevés au nord d’Alep le 6 juin 2013, Nicolas Hénin et Pierre Torres ont eux été enlevés le 22 juin 2013 à Raqqa dans le nord du pays), les quatre journalistes français seraient « bien traités et en bonne santé » d’après les déclarations du Directeur des urgences de l’ONG Human Rights Watch.

Pour Eddie Aït, Maire de Carrières et Conseiller Régional d’Ile-de-France, « il ne faut cependant pas relâcher la pression. Tout le monde le sait, il est important que chacun se mobilise afin que Didier, Edouard, Nicolas et Pierre reviennent parmi nous le plus rapidement possible ».

Comme le Conseil Régional d’Ile-de-France le 6 janvier, la Ville de Carrières-sous-Poissy souhaite, en dévoilant un panneau avec leur portrait, rappeler que le journalisme est toujours menacé dans de nombreuses régions du globe. Comme le rappelait Serge July, ex-directeur du journal Libération pendant plus de 30 ans et Président du Comité de Soutien aux otages, à l’occasion d’un rassemblement de soutien, « ce type de mobilisation vise à rappeler qu’il faut protéger les journalistes. Les otages en Syrie ont été enlevés précisément à cause de leur métier. La libre circulation des journalistes est une bataille importante et il faut le dire à toutes les forces prenant part au conflit : ils ont une responsabilité à leur égard ».

Le conflit syrien qui a débuté en mars 2011 a déjà fait près de 200 000 morts dont plus de 40 000 civils. Engagée dans une politique ferme à l’égard du régime de Bachar El-Assad, la France demeure attachée à trouver une issue à une crise qui continue chaque jour de provoquer des pertes humaines. « Il est important que les journalistes puissent rendre compte de la réalité du terrain, sans quoi nous nous dirigeons tout droit vers un massacre silencieux » précise Eddie Aït.