Par Michel CIBOT, délégué général de l’AFCDRP/Maires pour la Paix France.
Les 4 et 5 mars derniers les représentants de 132 États se sont réunis à Oslo, invités par le gouvernement norvégien et 34 autres pays, pour examiner le problème posé au monde entier par les conséquences humanitaires des armes nucléaires. Plusieurs partenaires comme le Comité international de la Croix Rouge (CICR) et Maires pour la Paix, ont participé aux débats.
Le CICR a rappelé « qu’il est impossible d’adopter une position politique ou juridique éclairée au sujet des armes nucléaires sans avoir une parfaite compréhension des effets immédiats que ces armes ont sur les êtres humains et les infrastructures médicales, notamment. Il est également essentiel de comprendre leurs conséquences à long terme pour la santé humaine et le patrimoine génétique des survivants […] ».
Il faut se demander qui peut venir au secours des blessés quand 80 à 90 % des personnels médicaux ont trouvé la mort et que la radioactivité empêche les secours d’approcher sans risque.
Il est utile de souligner que ce sujet était abordé pour la première fois par les États. Cela doit nous encourager à promouvoir l’invitation faite à toutes les femmes et hommes politiques du monde, par les maires d’Hiroshima et de Nagasaki, de visiter une fois dans leur vie les deux villes détruites par des armes nucléaires.
Dans le même esprit, le CICR rappelle que les armes atomiques « sont uniques du fait de leur pouvoir de destruction, des souffrances humaines indicibles qu’elles causent, de l’impossibilité de maîtriser leurs effets dans l’espace ou le temps, des risques d’escalade qu’elles comportent et de la menace qu’elles constituent pour l’environnement, les générations futures et la survie même de l’humanité ».
Le CICR de conclure à la nécessité « d’un traité international juridiquement contraignant afin d’interdire et d’éliminer totalement ces armes ». Cela permettrait de réorienter des masses conséquentes de financements publics dont nous savons tous qu’ils manquent cruellement aux œuvres de vie. Les experts des Nations Unies ont démontré qu’un quart des dépenses militaires suffiraient à atteindre les objectifs du millénaire.
Des intentions à l’action