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mardi 17 décembre 2013

Maires pour la Paix exprime sa profonde tristesse suite au décès de Nelson Mandela

Nous sommes profondément attristés par la disparition de l’Honorable Nelson Mandela, Président de la République d’Afrique du sud. Maires pour la Paix présente ses sincères condoléances à sa famille et au people Sud-africain.

Le Président Nelson Mandela a dédié sa vie à la lutte contre l’apartheid et contre toute forme de discrimination humaine, n’abandonnant jamais malgré 27 années d’emprisonnement. Il a lutté sans relâche pour l’élimination des discriminations raciales et la réconciliation entre les peuples. Nous éprouvons un immense respect pour ces actions courageuses et ses convictions profondes.
L’Honorable M. Mandela a œuvré sans relâche pour parvenir à une cohabitation multiraciale. Son esprit de tolérance fait écho aux convictions profondes des survivants du bombardement atomique d’Hiroshima, qui ont choisi le chemin de la réconciliation, plaidant sincèrement pour l’abolition des armes nucléaires tout en transmettant leur désir de paix aux peuples du monde. L’existence de Nelson Mandela, marquée par sa façon de surmonter des souffrances inimaginables et de porter jusqu’au bout son inébranlable conviction, a été une source de réconfort et nous a apporté beaucoup de courage. Sa disparition nous touche profondément.

L’idéal du Président Mandela était de faire de l’Afrique du sud une « nation arc-en-ciel » où des personnes de toutes les couleurs de peau vivraient en harmonie comme un arc-en-ciel. Maires pour la Paix espère sincèrement que les pays du monde entier feront leur cet idéal et qu’en renforçant nos liens en tant que membres de la même race humaine, nous pourront parvenir à un monde sans guerres ni conflits. Ainsi, nous nous engageons à œuvrer en faveur de l’abolition des armes nucléaires et d’une paix mondiale durable, en dépassant les barrières de la méfiance mutuelle fondée sur les nationalités, les races ou les religions, et à créer un système de sécurité enraciné dans un sens d’appartenance à une communauté mondiale en tant que membres de la même famille humaine.

Pour conclure, nous renouvelons nos plus profondes condoléances suite au décès de l’Honorable Président Nelson Mandela.

Le conseil exécutif de Maires pour la Paix

jeudi 11 juillet 2013

Opinions : Mandela et nous…

Par Michel CIBOT, délégué général de l’AFCDRP/Maires pour la Paix France.


Nelson Mandela arrive au terme d’un long parcours jalonné de bien des malheurs. Son état de santé suscite depuis plusieurs jours une mobilisation médiatique manquant pour le moins de sobriété. Etrange pour un homme qui a passé des années en prison avant que les médias ne s’intéressent à lui… Malgré la prison et la torture, il a su et pu vaincre la haine raciste et nationaliste de celles et ceux qui le maltraitaient. Les médias du monde entier rendent hommage à son humanité, à sa ténacité, à sa simplicité et ce n’est que justice.

Mais demandons-nous maintenant ce qui pour lui, serait le plus bel hommage de notre part ? Je suis certain qu’il apprécierait qu’au lieu de seulement l’admirer nous empruntions résolument les chemins qu’il a défrichés. Il apprécierait que nous ne nous contentions pas de la lumière des projecteurs sur sont cercueil et de l’œil des caméras sur la foule qui suivra sa dépouille de jour de ses obsèques, car, dès que les lumières seront éteintes, tous les beaux parleurs passeront à autre chose.

Lui, notre ami, il apprécierait que ses méthodes nous inspirent sans nous éblouir, que nous nous donnions les organisations capables de nous permettre d’acquérir ses savoir-faire, de les enseigner et de les transmettre aux générations futures.

Son secret est simple : il a su se libérer de la haine et de l’esprit de revanche comme les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki ont su le faire eux aussi, au Japon. Parvenu à la tête de l’État, il a su faire de la médiation, de la conciliation et de la réconciliation des règles de gouvernance.

Aujourd’hui les projecteurs attirent notre regard vers la Syrie qui tue et emprisonne comme hier l’Afrique du Sud. Écoutons Mazen Darwish, un jeune avocat syrien, détenu dans la prison centrale de Damas : « Dans une guerre, il n’y a pas de vainqueur, que des perdants » et il appelle à l’unité de son peuple (Le Monde 7/8 juillet 2013).

Il ne dépend que de nous de faire en sorte que nos associations, nos institutions, nos syndicats, nos partis, nos gouvernants s’inspirent de l’héritage de Mandela, enseignent et développent ses valeurs et principes, les fasse vivre dans le futur, et nous serons tous… ‘‘Mandela’’, noirs ou blancs mais égaux !