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mercredi 11 avril 2012

À quand la paix aux Malouines ?

Par Jean-Marie Collin, expert indépendant.

Trente années après la guerre des Malouines/Faklands, rien n’est résolu. L'archipel est voué au tiraillement régulier entre Londres et Buenos-Aires. Pourtant, une voie de sortie existe, comme le prônent six Prix Nobel de la Paix : le dialogue !

Les tensions semblent donc se raviver sur ces îles de l’Atlantique Sud. Les causes sont multiples, le triste anniversaire de cette guerre - évidemment - mais aussi, l’envoi d’un bâtiment de guerre britannique flambant neuf (le destroyer lance-missile HMS Dauntless) avec à son bord le prince William - héritier de la couronne -, les suspicions de la présence d’un sous-marin nucléaire d’attaque britannique et surtout les possibles ressources pétrolières et gazières que les fonds marins de cette archipel recéleraient.

Six Prix Nobel (*) ont donc décidé dans cette période troubles d’adresser une lettre au premier Ministre britannique David Cameron : « Nous vous demandons de réviser la position du gouvernement britannique contraire au dialogue sur cette affaire et de respecter les résolutions des Nations Unies appelant à entamer des pourparlers avec l'Argentine ». La balle semble bel et bien dans la main des britanniques...

Le 2 avril 1982, les troupes militaires de l’Argentine envahissaient les Malouines. Débutera alors une guerre de 74 jours, qui coûta la vie à 649 argentins et à 255 militaires britanniques.

* L'Irlandaise Mairead Maguire (1976), l'Argentin Adolfo Perez Esquivel (1980), le Sud-Africain Desmond Tutu (1984), la Guatémaltèque Rigoberta Menchu (1992), l'Américaine Jody Williams (1997) et l'Iranienne Shirin Ebadi (2003). 



mercredi 8 septembre 2010

Médecins et guerre nucléaire : 19ème Congrès international d’IPPNW

Par Michel CIBOT, Délégué général AFCDRP.

Prix Nobel de la Paix en 1985, l’IPPNW (International Physicians for the Prevention of Nuclear War - Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire) organisait son 19ème Congrès international du 25 au 30 août à Bâle (Suisse).

De gauche à droite : 
M. Ritter (Bâle), M. Cibot (Malakoff/AFCDRP), M. Morin, M. Breyne (Ypres, Belgique), 
M. Tovish (directeur Campagne Vision 2020), M. Schoenenberger (Suisse), 
M. Pilger (managing director Vision 2020)
L’AFCDRP était invitée et a participé à un séminaire avec des représentants du réseau international des Maires pour la Paix (Mayors for Peace) en présence du Maire-Président de Bâle, M. Guy Morin et du Secrétaire Général du Département présidentiel de Bâle-Ville, M. Markus Ritter. IPPNW publiera les différentes interventions du Congrès (en anglais uniquement).

Mme Micheline Calmy-Rey, conseillère fédérale en charge des affaires étrangères de la Confédération Helvétique, a donné la position très argumentée de son pays en vue d’une « délégitimation » des armes nucléaires. Ses propositions constituent un ensemble d’outils utiles au débat actuel à propos du Traité de non-prolifération. Elle a notamment insisté sur le soutien nécessaire de la société civile aux propositions des États non dotés pour éviter que le mauvais exemple des pays dotés ne leur donne des arguments pour souhaiter se doter de ces armes de malheur…

mardi 27 octobre 2009

Obama Nobel de la Paix : Le Prix d’une promesse

Par Daniel Fontaine, Président de l'AFCDRP, Maire d'Aubagne, Vice-président du Conseil général des Bouches-du-Rhône.

Il y a quelques jours, le Prix Nobel de la Paix était décerné à Barack Hussein Obama, 44ème président des États-Unis d’Amérique, moins d’un an après sa prise de fonctions à la Maison Blanche.

L’annonce a étonné, puisqu’il ne faisait pas partie de la liste des favoris que publient les médias. Une controverse s’est développée autour d’une question centrale : Barack Obama mérite-t-il un prix qui vient traditionnellement sanctifier l’aboutissement d’un engagement ?

Certes, jusqu’à aujourd’hui les discours du Caire ou de Prague, et leurs souffles nouveaux, ne trouvent pas encore de traductions marquantes en politique internationale. Mais ils ont au moins le mérite de rompre avec la rhétorique simpliste de son prédécesseur et ses dramatiques envolées sur les forces du bien ennemies irréductibles de celles du mal.

"En conséquence, aujourd'hui je souligne clairement avec conviction l'engagement des États-Unis et son désir d'œuvrer en faveur de la paix et de la sécurité d'un monde sans armes nucléaires". Une phrase comme celle-là, extraite de son discours d’avril à Prague, peut permettre d’envisager une issue au piège dans lequel le monde s’est enfermé depuis le mois d’août 1945 et les actes qui seront accomplis à l’occasion de la conférence de révision du Traité de Non Prolifération des armes nucléaires pourraient être le premier jalon tangible d’une inversion de doctrine à l’échelle de la planète. L’adoption de la résolution 1887 par le Conseil de sécurité de l’ONU en est-elle le signe avant-coureur ? Son vote par les USA est en tout cas un événement en soi.

On pourrait ainsi affirmer que le Prix Nobel décerné à Barack Obama est celui d’une promesse d’espoir.

On peut également voir les choses sous un autre angle. Avant même les discours de Prague ou du Caire, c’est l’élection même d’Obama qui a constitué une formidable surprise, mais aussi une leçon, pour le monde entier.

Les USA, ce pays que l’on décrivait si rapidement comme foncièrement ségrégationniste, a élu à sa tête un président de couleur, fils d’un ressortissant Kenyan et d’une américaine du Kansas. Et cela a radicalement changé l’image que l’on se fait de la première puissance du monde. Hier, source de craintes, elle est maintenant un espoir, ténu, de na pas voir l’humanité se recroqueviller sur de très vieux réflexes de repli sur soi, d’exaltation de ses propres particularités, de diabolisation de l’autre, qui sont les vecteurs éternels des conflits et des affrontements.

Les promesses du président Obama nécessitent sans doute un très fort appui des opinions publiques mondiales pour qu’elles ne se perdent pas dans les méandres administratifs du Congrès américain ou du Pentagone. Il est des moments où le scepticisme, l’attentisme qui sont si familiers aux homo médiaticus que nous sommes devenus doivent laisser place à l’action et à la confiance dans la sincérité des intentions. Celles de Barack Obama méritent sans doute que nous ne lui mégottions pas notre soutien.

lundi 12 octobre 2009

Edito : L’attribution du prix Nobel de la Paix à Barack Obama arrive au bon moment

Par Michel CIBOT, Délégué général AFCDRP, membre de la Commission Nationale Française pour l’UNESCO.

Nous ne ferons pas de réserves. Certes il n’a pas un palmarès indiscutable mais bien d’autres qui l’ont précédé auraient pu être discutés autant voire bien plus.
Barack Obama n’a pas tout fait mais parvenir à l’adoption unanime de la résolution 1887 du Conseil de sécurité en quelques mois ce n’est pas rien car il s’agit tout de même de relancer un débat de fond sur l’élimination des armes nucléaires, débat que de nombreux gouvernements d’avant aux USA et ailleurs avaient contribué à enliser dangereusement.
Cessons « d’attendre pour voir » installés dans un attentisme facile et confortable. N’hésitons plus à nous investir avec courage et détermination dans l’action citoyenne pour l’émergence d’une culture de paix comme l’ONU nous y invite depuis plus de 10 ans. Barack Obama a ouvert une voie pour que nous l’empruntions.
Les collectivités locales françaises se sont dotées d’un outil d’action pour la paix original avec l’AFCDRP. Ils disposent d’un instrument nouveau avec le protocole Hiroshima-Nagasaki porté par le réseau mondial des Maires pour la paix. Ils sollicitent les autorités françaises pour qu’elles agissent en conformité avec leurs votes aux Nations Unies et invitent les communes, département et régions à les rejoindre.
Oui le prix Nobel arrive au bon moment !

lundi 29 octobre 2007

Prix Nobel

Le célèbre jury de Stockholm a décerné le prix Nobel de la Paix à un collectif d’acteurs du développement durable. Le plus connu d’entre eux, Al Gore, est un as de la communication dont la réputation dans le domaine repose sur un livre et un film “ Une vérité qui dérange”. Les scientifiques du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) sont des gens de grand talent consacrés par l’ONU. Ils contribuent, bénévolement, à un programme de travail patient indispensable à la connaissance de la réalité.
Au-delà des récompenses, nous pouvons nous réjouir de ce que ce prix consacre le développement durable, après l’économie solidaire, comme élément constitutif de la paix…de la “Culture de la Paix”.
Après une telle décision, nous devrions trouver plus “normal” que la paix trouve sa place dans nos agendas 21 … Comment, en effet, imaginer un développement durable du monde, une inversion de nos atteintes au climat, en laissant subsister un arsenal guerrier prêt à tout compromettre comme nos armes nucléaires.
Et puisqu’une vérité peut déranger, disons que nous aurions aimé que l’ancien vice-président des Etats-Unis fasse un peu plus pour que son pays signe le protocole de Kyoto lorsqu’il était aux affaires.
Enfin, disons que son film n’aurait rien perdu de sa pertinence, bien au contraire, en stigmatisant plus fortement les armes nucléaires comme l’immense danger de notre temps pour ce qu’elles coûtent et pour la menace terrorisante qu’elles nous font subir.
Mais cela ne sera pas sans une mobilisation forte des citoyens… Ce à quoi nos collectivités locales s’emploient en priorité.